Réunis en 1998, les membres de karkwa profitent des premières années de leur carrière pour parfaire leurs compositions et acquérir une expérience de scène grâce à divers concours, dont la 7e édition des francouvertes (2001-2002), où ils atteignent la grande finale. Cette période de recherche et d'analyse s'avère un réel tremplin pour l'élaboration de leur identité musicale.
C'est en 2003 que le groupe, constitué de louis-jean cormier (voix et guitare), stéphane bergeron (batterie), françois lafontaine (claviers), martin lamontagne (basse) et julien sagot (percussions et voix), prend véritablement son envol, avec le lancement de son premier album, le pensionnat des établis. Réalisée par une bande de mélomanes aux influences musicales multiples, cette première galette réunit une série de chansons éclectiques, issues de leur répertoire depuis les débuts.
Les mois qui suivent voient s'enchaîner rapidement plusieurs tournées aux quatre coins du québec. La formation y offre de puissantes prestations scéniques, se forgeant ainsi une réputation de « groupe de scène ».
Avec la parution de les tremblements s'immobilisent sous l'étiquette audiogram en novembre 2005, karkwa confirme son rôle déterminant sur la scène musicale québécoise. Se maintenant entre la marge et la masse, les compositions rocks et ambiantes de ce deuxième album dialoguent avec des textes imagés et poétiques. Leur personnalité singulière établie, les musiciens ont également simplifié leur approche et dosé leurs différentes influences. Le disque comprend quelques collaborations, dont celle de brigitte fontaine, qui prête sa voix à la pièce red light.
La musique de karkwa gagne l'estime du public et de la critique; en 2006, la formation récolte plusieurs prix majeurs, soit trois félix, ceux du réalisateur de disque de l'année, prise de son et mixage de l'année et auteur ou compositeur de l'année (ex æquo avec pierre lapointe), le prix félix-leclerc de la chanson, en plus d'être nommée sacré talent 2006! Par la société radio-canada.
Vu la réponse favorable des québécois, karkwa décide de présenter son matériel à la francophonie européenne. En novembre 2007, la parution de les tremblements s'immobilisent en france marque le début d'une nouvelle ère pour le groupe. Les excellentes critiques et l'accueil du public lui permettent de se rendre outre-atlantique à maintes reprises pour s'y produire.
Dix ans après sa formation, le quintette offre le volume du vent (avril 2008). Influencés entre autres par steve reich et philip glass, les musiciens épurent l'esthétique du troisième disque, optant pour une direction plus orchestrale et minimaliste. La critique le qualifie de particulièrement accompli, à la fois grave, raffiné et irrésistiblement planant.
L'année 2008 est celle de la consécration de karkwa, qui récolte un bouquet de récompenses provenant des scènes émergente et populaire : trois trophées au gala de l'alternative musicale indépendante du québec (gamiq), à savoir artiste de l'année, auteur-compositeur de l'année et album indie rock de l'année, quatre félix au gala de l'adisq, soit album alternatif de l'année, auteur ou compositeur de l'année, groupe de l'année et vidéoclip de l'année pour échapper au sort, en plus du prix de la chanson écho de la socan grâce à oublie pas. En 2009, la formation reçoit deux félix supplémentaires, ceux du spectacle de l'année/auteur-compositeur-interprète ainsi que du vidéoclip de l'année avec la façade.
Les deux années suivant la parution du troisième album sont extrêmement chargées pour les musiciens, qui offrent entre autres une centaine de prestations au québec, en france, en suisse, en belgique, en angleterre, aux états-unis et au liban. Le volume du vent paraît en france en mars 2009.
Le quatrième album, les chemins de verre, est enregistré en partie aux studios la frette, à paris. Véritable source d'inspiration, ce manoir datant du xixe siècle devient le sixième membre du groupe. Les musiciens s'y rendent donc à quelques reprises, entre les concerts de leur dernière tournée française. En pleine effervescence, ils adoptent une méthode de travail basée sur la spontanéité ainsi que sur leurs pulsions créatrices. Exempte de préproduction, la réalisation de ce disque prend ainsi une nouvelle tangente et se distingue du précédent matériel par son angle plus impressionniste et organique. Les chemins de verre atterrit dans le bac des disquaires québécois en mars 2010.
Couronné d’un succès populaire et critique, ce dernier opus remporta le prestigieux Prix Polaris, remis au Meilleur album de l’année au Canada, ainsi qu’un Félix au Gala de l’ADISQ pour l’Album alternatif de l’année au Québec.
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Karkwa formed in 1998 and made themselves heard the next year, when the five music die-hards performed at the Cégeps en spectacle contest in Montreal and caught the eye of the Office franco-québécois pour la jeunesse (a France-Quebec youth exchange organization), which invited them to perform at the Printemps du Québec cultural expo in Paris.
With the page turned on that adventure, the band members shifted their attention to separate projects. Not until 2001 did Karkwa truly step back on the scene, making it to the final round at the 7th Francouvertes music competition. From there they embarked on a concert series, perfect for putting the final spit and polish on the elements of their debut album. When Le pensionnat des établis [Boarding School of the Establishment] appeared in 2003, the critics required no further convincing, and Karkwa landed twice at the top of the university charts. There followed some 75 shows across Quebec, as well as newsmaking performances on major stages.
With the launch of Les tremblements s’immobilisent [The Tremors Come to a Halt] (Audiogram, 2005), Karkwa confirmed its marquee role in the world of Quebec rock. The record proved restlessly inventive, stirring in bold collaborations such as Brigitte Fontaine’s vocals on “Red light” and earning the band a groundswell of popular and critical praise. In 2006 the band was honoured with the Félix-Leclerc Award, and they jointly received the Félix for best singer or composer alongside music titan Pierre Lapointe.
In November 2007, the French launch of Les tremblements s’immobilisent sparked a number of tour dates on the other side of the Atlantic. The implications were plain to see: Karkwa’s star was on the rise in France as well.
In April 2008, ten years into their remarkable career, singer/guitarist Louis-Jean Cormier, drummer Stéphane Bergeron, keyboardist François Lafontaine, bassist Martin Lamontagne and percussionist/singer Julien Sagot released Le volume du vent [Volume of the Wind], their landmark third album. Simultaneously serious and irresistibly soaring, Karkwa’s latest record marks a new chapter in a story whose most exciting moments are surely yet to come.
The two years following the release of their third album, Le Volume du Vent, (The Volume of the Wind) were hectic with hundreds of performances around Canada, France, Switzerland, Belgium, England, the United States, and Lebanon. Le Volume du Vent was launched in France in March 2009.
Their fourth album, Les Chemins de Verre, (The Glass Paths) was recorded in part at La Frette studios in Paris - an inspirational venue dating from the 19th century, it became the sixth member of the band as they returned there time and again during their French tour. A lively collection based on spontaneous impulses of creativity, this album was put together without preproduction for a more organic and impressionist sound. Les Chemins de Verre hit the shelves in Canada in March 2010.
Crowned with a popular and critical success, the latest album won the prestigious Polaris Prize, awarded to the Best Album of the Year in Canada, and a Felix at the Gala ADISQ, for the Alternative Album of the Year in Quebec.